La mission continue ensemble

Que la paix et tout l’amour du Bon Berger
soient en votre cœur en ce début d’année !

C’est dans un élan de fraternité et de tendresse que je m’adresse à vous aujourd’hui. Poussée par l’Esprit Saint, à la suite du visionnement de la vidéo « La mission continue » de nos évêques bienveillants du diocèse de Québec, je laisse à votre cœur la méditation du pape François qui nous interpelle en ce début d’année.

« Nous avons besoin de personnes capables de tisser des fils de communion, pour contrer les trop nombreux fils barbelés des divisions », a conclu le pape François lors de son homélie du 1er janvier 2022 en la Solennité de Marie, Mère de Dieu. Dans cette homélie, le pape nous donne des indications claires pour traverser l’épreuve.

Il nous invite à « l’attitude méditative de Marie qui est l’expression d’une foi mûre, adulte, pas celle des débuts. Une foi qui ne vient pas de naître, une foi qui est devenue génératrice parce que la fécondité spirituelle passe par l’épreuve. De la quiétude de Nazareth et des promesses triomphantes reçues de l’ange – au commencement – Marie se trouve maintenant dans l’étable obscure de Bethléem. Mais c’est là qu’elle donne Dieu au monde. Et tandis que d’autres, face au scandale de la mangeoire, auraient été pris de découragement, elle non : elle conserve en méditant. Apprenons de la Mère de Dieu cette attitude : conserver en méditant. Parce qu’il nous arrive aussi de devoir vivre certains “scandales de la mangeoire”.  Comme Marie, parfois nous attendons que tout se passe bien et puis, comme un éclair dans le ciel, survient à l’improviste un problème. Et il se crée un choc douloureux entre les attentes et la réalité. Cela arrive aussi dans la foi, quand la joie de l’Évangile est mise à l’épreuve par une situation difficile que l’on traverse. Mais aujourd’hui, la Mère de Dieu nous enseigne à tirer profit de ce choc. Elle nous montre qu’il est nécessaire, qu’il est le chemin étroit pour arriver au but, la croix sans laquelle on ne ressuscite pas. C’est comme un enfantement douloureux qui donne vie à une foi plus mûre. »

Brebis de Jésus, consentons à la douleur de l’enfantement pour que la vie jaillisse en abondance dans notre mission, dans nos vies, dans nos familles, dans notre société et dans le monde.

Dans ce temps d’épreuve où nous ne pouvons plus nous rassembler, demandons à l’Esprit Saint dans notre méditation à la manière de Marie, d’être des missionnaires créatifs et solidaires pour tisser des fils de communion et ainsi porter le Christ au monde.

Tendresse en Marie,

Isabelle Pelletier, directrice
Mouvement Les Brebis de Jésus